Passer au contenu principal

18 février au 24 février : CRACOVIE/PETITE POLOGNE (Małopolska)/POLOGNE: 13661 km parcourus depuis le départ

2ème étape de notre parcours polonais que nous rejoignons en 3h30 de bus. Autant dire une promenade de santé... La très jolie ville de Cracovie (Krakow) nous attend. Nous logeons à 10 mètres du Parc Strzelecki qui met à l'honneur le Pape Jean-Paul II. Il nous faudra 15 minutes à pied pour rejoindre le 💚 historique.  

NOTRE PARCOURS EN IMAGES:

🗺️ Cracovie (Kraków) : la ville où chaque rue a une histoire

Cracovie est une ancienne capitale qui a su préserver son identité marquée par l'histoire et le respect de ses légendes.

📍 La ville se découvre facilement à pied, quartier par quartier, chacun avec sa propre ambiance et son histoire. Du centre médiéval parfaitement conservé de la Vieille Ville (Stare Miasto) à l’ancienne cité juive de Kazimierz (et son street art, traité en fin d'article), en passant par la majestueuse Colline du Wawel (Wzgórze Wawelskie), le plus confidentiel Podgórze marqué par l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, … Cracovie est une mosaïque de lieux très différents, mais tous profondément liés au passé de la ville.

À cette mosaïque urbaine s’ajoutent deux sites majeurs situés aux portes de la ville, témoins de la grandeur de la nature et de la tragédie de l’histoire :

Auschwitz-Birkenau à environ 60 km et La Mine de Sel de Wieliczka, véritable cathédrale souterraine plongeant les visiteurs jusqu'à 327 mètres de profondeur.

La Vieille Ville — Stare Miasto

🏰 Impossible de rater le cœur historique, entouré par le Parc des Planty (Planty), construit à la place des anciens remparts qui entourent toute la Vieille Ville..

 La Porte Saint-Florian et la Barbacane sont comme un sas temporel : une fois passées, nous sommes officiellement dans la Cracovie médiévale.

🚪 L’entrée historique de la Vieille Ville se fait souvent par la Porte Saint-Florian (Brama Floriańska), l’un des rares vestiges des anciens remparts médiévaux. Au Moyen Âge, c’était la principale porte d’accès à la ville royale : rois, ambassadeurs et marchands passaient tous par ici.

🛡️ Juste avant, on traverse la Barbacane (Barbakan), fortification circulaire du XVe siècle. Avec ses murs épais de plusieurs mètres et ses tourelles, elle servait à protéger l’entrée nord de la ville. À l’époque, un pont-levis la reliait aux remparts aujourd’hui disparus. 

🏰 En continuant sur la Voie Royale (Droga Królewska - qui s'étire jusqu'à la colline du Wawel), on arrive naturellement sur la Place du Marché (Rynek Główny), dominée par la Basilique Sainte-Marie (Kościół Mariacki)

En chemin vers le Rynek, on passe devant l'Eglise Saint-Pierre-et-Saint-Paul et ses 12 apôtres sur sa façade. 

Depuis 2010, sa crypte est officiellement devenue Panthéon National (Panteon Narodowy). Contrairement au Wawel qui accueille les rois et les héros militaires, ce Panthéon est dédié aux grandes figures de la culture, de la science et des arts polonais .

🎺 Toutes les heures, un trompettiste joue le Hejnał 🎵 (signal d'alerte musical) depuis la Basilique Sainte-Marie (Kościół Mariacki) et s’interrompt brusquement en plein milieu.

Selon la légende, un guetteur sonna la trompette pour donner l'alerte et faire fermer les portes de la cité. Il aurait été touché à la gorge et sa mélodie interrompue...

 La ville fut sauvée grâce à son sacrifice, et depuis, on couperait la mélodie au même endroit en son honneur.

L'histoire raconte que la construction des deux tours de la Basilique Sainte-Marie fut confiée à deux frères architectes. 

Le frère aîné construisait la tour sud, tandis que le cadet s'occupait de la tour nord. Très vite, l'aîné réalisa que la tour de son cadet montait beaucoup plus vite et serait bien plus majestueuse. 

Dévoré par la jalousie et la peur de l'humiliation, l'aîné poignarda son frère.

Après le meurtre, il finit sa propre tour (qui resta plus courte), mais fut frappé par la culpabilité. Le jour de l'inauguration, il se serait jeté du sommet de sa tour, le couteau à la main.

Au centre, du Rynek Główny, on trouve la Halle aux Draps (Sukiennice). On comprend en la traversant pourquoi Cracovie était l'une des villles les plus riches d'Europe. Si aujourd'hui on y trouve surtout des souvenirs, au Moyen Âge, c'était le "Wall Street" des marchandises précieuses.

En regardant au-dessus de nos têtes à l'entrée face à la Basilique Sainte-Marie, nous sommes tombés sur un vieux 🔪couteau rouillé suspendu à une chaîne.

En réalité, ce couteau servait en fait d'avertissement médiéval. Symbole de la loi de Magdebourg, il rappelait aux marchands et aux citoyens que tout crime de sang ou vol était sévèrement puni par la justice de la ville.

À moins que ce ne soit le couteau du frère assassin... 😉

Au Moyen Âge, la Halle aux Draps était le point de rencontre névralgique de la Route de l'Ambre, reliant la Baltique à la Méditerranée.

Cracovie servait de carrefour stratégique où l'ambre brut du Nord était échangé contre les soies d'Orient et les tissus d'Occident.

Déjà réputés pour leur artisanat, les bijoutiers de la ville transformaient cette résine fossile en objets précieux sous un contrôle strict de la qualité.

Aujourd'hui, cette tradition perdure dans les galeries de la Halle, où l'ambre reste le trésor emblématique de la Pologne.

Dominant la Place du Marché, la Tour de l'Hôtel de Ville (Wieża Ratuszowa) est l'unique vestige de l'ancien hôtel de ville médiéval, démoli au XIXe siècle pour aérer la place. C’est un monument qui cache bien son jeu derrière ses briques gothiques : les caves servaient autrefois de prison et de salle de torture 😱.

Au pied de la Tour, la Tête d'Eros au sol (énorme sculpture de tête vide d'Igor Mitoraj) est devenue le point de rendez-vous préféré des amoureux. Les touristes adorent grimper à l'intérieur pour des photos... au grand dam des puristes.

Si l’Église Saint-Adalbert (Kościół św. Wojciecha) semble minuscule sur le Rynek, elle n'en est pas moins plus vieille que la place elle-même. En effet, datant du XIe siècle, le niveau de la place a été réhaussé de plus de 2 mètres au fil des siècles à cause des couches de pavés successives !

L'Université Jagellonne est la plus vieille de Pologne (fondée en 1364). C'est sur ses bancs que Nicolas Copernic a appris que la Terre tournait autour du Soleil et que Karol Wojtyla (le futur Jean-Paul II) a étudié le théâtre et la philosophie puis y a enseigné. Aujourd'hui, son cœur médiéval, le Collegium Maius, reste le symbole de cette histoire incroyable.

Le Stary Kleparz est le plus vieux marché de Cracovie (depuis le XIVe siècle), où les locaux viennent chercher des produits frais et des spécialités polonaises. Moins touristique que la Halle aux Draps, il offre une immersion dans la vie quotidienne des habitants.

La Colline du Wawel — Wzgórze Wawelskie

👑 C’est ici que tout a commencé. Dominant la Vistule, ce promontoire calcaire est le cœur historique et spirituel de la Pologne. Entre ses remparts de briques, la colline mêle puissance royale et légendes populaires.

Pour y accéder, rien ne vaut une approche par les berges de la Vistule (Wisła). Cette promenade paisible offre un recul magnifique sur les remparts. En regardant vers l'horizon, on aperçoit le quartier de Ludwinów où se détachent les silhouettes modernes du ballon captif et de la grande roue.

Le Château royal du Wawel (Zamek Królewski na Wawelu) est l'ancien siège des rois quand Cracovie était capitale. Il mélange les styles gothique et Renaissance. Sa cour intérieure à arcades est impressionnante.

La Cathédrale du Wawel (Katedra Wawelska) : Les rois polonais y étaient sacrés et y sont enterrés. La chapelle de Sigismond avec son dôme doré est surprenante. Dans ses cryptes reposent non seulement les monarques, mais aussi les grands héros et poètes du pays.

🐉 En contrebas, au pied des remparts, nous avons croisé le Dragon du Wawel (Smok Wawelski). La statue crache du vrai feu toutes les 5 minutes. La légende raconte qu’un cordonnier aurait vaincu le dragon (qui inquiétait toute la région) avec un mouton rempli de soufre… et aurait eu en récompense la fille du roi 👑. Malin le lynx !

 

 

 

Située entre le Château du Wawel et le fleuve, cette statue a été édifiée en mémoire du 🐶 chien Dżok.

En 1990, après le décès brutal de son maître sur un carrefour de la ville, le Dżok est resté attendre son retour au même endroit pendant plus d'un an, refusant de quitter les lieux.

Émus par sa loyauté exceptionnelle, les habitants l’ont nourri jusqu'à ce qu'il finisse par se laisser adopter. À sa mort, ils se sont mobilisés pour lui offrir cette statue.

 

Kazimierz : quartier bohème 

🏙️ Fondée en 1335 par le roi Casimir III le Grand (Kazimierz Wielki), Kazimierz était une véritable ville distincte de Cracovie, avec ses propres remparts, sa place de marché, ses églises et ses institutions.

✡️ À partir du XVe siècle, sa partie Est devient officiellement la ville juive, séparée du reste par un mur. On y trouvait alors synagogues, écoles religieuses et commerces, tandis que la partie Ouest restait majoritairement chrétienne.

📜 Ce n’est qu’à la fin du XVIIIe siècle que Kazimierz est intégrée administrativement à Cracovie.

🎥 C’est aussi ici qu’a été tournée une partie de La Liste de Schindler de Steven Spielberg 🎬 pour recréer l'ambiance du ghetto de Podgórze (pourtant situé dans la ville lui aussi et véritable théâtre des atrocités nazies). Le quartier a longtemps été abandonné après la guerre avant de devenir l’un des endroits les plus vivants de la ville.

La Basilique Saint-Michel Archange (Bazylika św. Michała Archanioła)

🗿 Ces 6 statues rendent hommage aux grands intellectuels polonais (écrivains, historiens, savants...), et font partie du Skałka (ou Crypte des Méritants - Krypta Zasłużonych). Installé dans la crypte de l’église⚰️ c'est un lieu de sépulture d'honneur

Basilique du Corpus Christi (Bazylika Bożego Ciała). 

🕍 Pendant longtemps, populations juives et chrétiennes ont vécu côte à côte à Kazimierz : synagogues, églises, cimetières et maisons traditionnelles se partagent encore les mêmes rues.

Steven Spielberg a utilisé la Place de la Nouvelle (Plac Nowy) et la rue Józefa (situées juste à côté de la basilique) pour recréer l'ambiance du ghetto de Podgórze. 

🍽️ Le cœur du quartier bat autour de la Place Nowy (Plac Nowy), ancienne place de marché circulaire devenue un lieu de rencontre très animé. On y trouve aujourd’hui cafés, bars et le célèbre bâtiment central appelé Okrąglak, où l’on déguste les incontournables zapiekanki (les “pizzas” polonaises version baguette).

Podgórze: L'âme résiliente de la rive sud

🪑 Podgórze est souvent décrit comme le quartier "miroir" de Kazimierz, mais avec une atmosphère beaucoup plus paisible et mélancolique. Autrefois ville industrielle indépendante, c'est aujourd'hui un quartier en pleine mutation qui mêle mémoire douloureuse et renouveau artistique.

La passerelle Bernatka (de son nom complet Kładka Ojca Bernatka) est un pont piétonnier qui permet de rejoindre le quartier après un passage par le quartier juif historique de Kazimierz.  

🌉 Ouverte en 2010, elle porte le nom du Père Bernatek, un moine qui s'était battu pour la construction d'un hôpital à Podgórze à la fin du XIXe siècle. Avant sa construction, Podgórze était un peu délaissé ; aujourd'hui, la passerelle est devenue l'un des lieux les plus photographiés de la ville. Le Pont est également celui des amoureux 💏.

🤸Cette passerelle est très poétique grâce à ses incroyables "Sculptures Funambules" en bronze suspendues aux câbles du pont (artiste Jerzy Kędziora).

Ces personnages semblent tenir en équilibre par magie, oscillant légèrement au gré du vent.

L'Église Saint-Joseph a un petit air de conte de fées 🧚‍♂️. 

Dominant la place du marché de Podgórze (Rynek Podgorski), cette église néo-gothique aux clochers effilés semble tout droit sortie d'un décor Disney. C'est le cœur architectural du quartier, bien moins fréquenté par les touristes que les églises de la vieille ville, ce qui lui confère une aura plus authentique.

Le Tertre de Krakus (Kopiec Krakusa)

Pour prendre de la hauteur, il faut grimper sur cette colline mystérieuse qui serait la sépulture du fondateur légendaire de la ville, le Roi Krakus.

C'est le seul point de vue à 360° sur Cracovie.

L'Usine d'Oskar Schindler

À quelques minutes de marche, dans la zone industrielle, se trouve l'usine d'Emailwarenfabrik devenue célèbre grâce au film de Spielberg. Ce n'est plus une usine, mais désormais un musée. 

La Place des Héros du Ghetto / Plac Bohaterów Getta)

C’est l'image la plus forte de Podgórze. Cette place, qui était le centre du ghetto de Cracovie durant la Seconde Guerre mondiale, est aujourd'hui un mémorial composé de 33 grandes chaises en bronze.

Elles représentent le vide laissé par les habitants déportés, mais aussi les meubles et objets jetés sur la place lors de la liquidation du ghetto.

Le ghetto couvrait seulement une quinzaine de rues. Avant la guerre, environ 3 000 personnes vivaient dans cette zone. Les nazis y ont entassé jusqu'à 20 000 personnes.

Au coin de la place se trouve la pharmacie de Tadeusz Pankiewicz : La Pharmacie de l’Aigle (Apteka pod Orłem).

Lorsque les nazis ont délimité le ghetto de Podgórze en 1941, ils ont ordonné à tous les Polonais non-juifs de quitter la zone. Tadeusz Pankiewicz, le propriétaire, a refusé les offres de transfert vers une pharmacie "aryenne" et a lutté pour obtenir l'autorisation de rester. Il est ainsi devenu le seul résident non-juif permanent du ghetto.

Pankiewicz et ses 3 employées fournissaient gratuitement des médicaments, des tranquillisants (pour calmer les enfants lors des rafles) et des teintures pour cheveux (pour rajeunir les personnes âgées et leur éviter la déportation).

L'officine servait de boîte aux lettres clandestine pour échanger avec l'extérieur et de lieu de rencontre pour les intellectuels du ghetto.

En cas de danger immédiat, des habitants se cachaient dans l'arrière-boutique ou les laboratoires.

Après la guerre, Tadeusz Pankiewicz a écrit un livre essentiel, "La pharmacie du ghetto de Cracovie". C'est l'un des témoignages les plus précis et poignants sur la vie quotidienne, la terreur des déportations à Podgórze. Ses observations ont d'ailleurs servi lors du procès de Nuremberg.

En 1983, Yad Vashem a décerné à Tadeusz Pankiewicz le titre de Juste parmi les Nations. Il est souvent comparé à Oskar Schindler, mais avec une différence notable : il n'avait aucun intérêt commercial, agissant par pure humanité, au péril constant de sa vie.

À Podgórze, les vestiges des murs du ghetto sont des cicatrices urbaines discrètes mais profondément marquantes. Il ne reste aujourd'hui que quelques fragments du mur original qui encerclait le ghetto de Cracovie entre 1941 et 1943.

Contrairement aux murs de briques classiques, les nazis ont conçu ces murs avec une ironie cruelle : le sommet des murets est arrondi, imitant la forme de pierres tombales juives (matzevot). C'était une manière d'indiquer aux prisonniers du ghetto que leur destination finale était déjà tracée...

Ce vaste de promenade cache en réalité l’ancien camp de concentration de Kraków-Płaszów . Là où s’élevaient baraquements et miradors, il ne reste aujourd’hui qu’un parc silencieux, ponctué de quelques monuments et traces discrètes.

Ici, l’absence devient le principal témoignage. Seuls bâtiments bien réels la Grey House (maison SS) et la maison dans laquelle vivait le commandant Göth (aujourd'hui habitation privée toute pimpante...). 

Auschwitz-Birkenau : Le silence et la mémoire

Certains lieux se passent de commentaires et, plus encore, d'objectifs de caméra. La visite des camps d'Auschwitz et de Birkenau est une étape qui marque un voyage en Pologne, par son poids historique. C'est un espace de confrontation avec le passé, où le "devoir de mémoire" quitte les livres d'école pour devenir une réalité faite de rails et de briques froides.

C'est un lieu où l'on vient pour ne pas oublier et pour témoigner du respect par sa simple présence.

Ainsi, vous ne trouverez aucune image de cette visite sur le blog. En souvenir des victimes et pour la solennité du site, nous avons choisi de privilégier le regard et la réflexion plutôt que la capture numérique. 

Mine de Sel de Wieliczka: un monde souterrain fascinant

📜 Située à 30 minutes de Cracovie, cettemine est exploitée depuis le XIIIe siècle sans interruption jusqu'en 1996, c'est l'une des plus vieilles mines de sel 🧂 au monde. Elle a fait la fortune de la Pologne : au Moyen Âge, le sel était "l'or blanc" et représentait un tiers des revenus du royaume. Elle est aujourd'hui classée au patrimoine mondial de l'UNESCO .

⛏️ Quelques chiffres:

  • 327 mètres : la profondeur maximale (l'équivalent de la Tour Eiffel sous terre).

  • 287 kilomètres : la longueur totale des galeries (seuls 2 % sont ouvertes au public).

  • 800 marches à descendre (dont 380 dès le départ !).

  • 9 niveaux qui composent la mine (nous ne sommes descendus qu'au 2ème...).

  • 1 million de visiteurs par an. 
  • Il fait 14°C toute l'année: autant dire que nous avons eu chaud 🥵 (-2 ° C dehors 🥶)

L'intégralité des galeries sont faites de roches composées de sel et ont été étayées par du bois (seul matériau qui résiste à la corrosion saline). C'est plus précisément du pin qui a été utilisé. Il réagit de façon incroyable : le sel pénètre dans ses fibres, le "momifie" et le rend dur comme de la pierre (pétrification). Plus le temps passe, plus les piliers en bois deviennent solides.

🌬️ Un air d'une pureté absolue

L'air de la mine est totalement dépourvu de bactéries, de virus et d'allergènes. Grâce à ce microclimat unique, la mine abrite un centre de cure.

On estime qu'il y a plus de 200 statues significatives réparties le long du parcours touristique. La grande majorité n'a pas été sculptée par des artistes professionnels, mais par les mineurs eux-mêmes sur leur temps de repos ou pour décorer leurs lieux de prière.

Au XIIIe siècle, la princesse hongroise Kinga, promise au roi de Pologne, refuse l'or en dot et réclame du sel pour son futur peuple. Afin de lier symboliquement son destin à cette ressource, elle jette sa bague de fiançailles dans une mine en Hongrie.

Arrivée près de Cracovie, elle ordonne de creuser : les mineurs extraient alors un bloc de sel pur contenu, par miracle, la bague disparue. 

Les nains, eh oui, encore eux 😄

La grandiose Chapelle de Sainte Kinga: 

La légende de Kinga marque la découverte mythique des gisements polonais et a fait de Kinga la sainte patronne des mineurs, à qui ils ont dédié la monumentale chapelle souterraine.

C'est le chef-d'œuvre absolu de la mine, une véritable cathédrale souterraine de 54 mètres de long, sculptée à 101 mètres de profondeur .

Chaque détail, du carrelage géométrique au sol jusqu'aux moindres ornements des plafonds, a été taillé directement dans la masse rocheuse. Rien n'a été apporté de l'extérieur.

Elle n'est pas l'œuvre d'architectes classiques, mais de mineurs-sculpteurs autodidactes.

4 hommes ont consacré leur vie à transformer cette cavité brute en sanctuaire. D'autres ont également participé pendant près d'un siècle (1896-1963 ). Les lustres monumentaux, composés de cristaux de sel purifiés pour ressembler à du cristal de Bohême, ont également été assemblés par les ouvriers de la mine. 

Il est possible de se marier dans cette chapelle! Depuis 2010, plus de 1 500 événements (incluant cérémonies et réceptions) ont été gérés par les équipes de la mine pour des couples venant du monde entier.

La mine abrite des lacs souterrains si saturés en sel (plus que la Mer Morte) qu'il est impossible d'y couler.

La Chambre Michalowice (Komora Michałowice) est l'un des arrêts les plus impressionnants du parcours car elle illustre l'incroyable ingénierie du bois.

Elle mesure 35 mètres de haut (immeuble de 10 étages sous la terre).

L'échafaudage de bois est un "système de coffrage". Ces colonnes de bois de pin ont été installées au XIXe siècle pour empêcher l'effondrement de la voûte. Comme on peut le voir sur votre photo, le bois a été peint en blanc (à la chaux) pour mieux refléter la lumière 🕯️et protéger les fibres.

C'est souvent dans cette salle que l'on réalise vraiment la dimension "titanesque" du travail des mineurs de Wieliczka.

Elle abrite un lustre monumental contenant près de 300 cristaux de sel purifiés.

Le sel a été extrait ici pendant plus de 100 ans (de 1717 à 1861). Les mineurs ont tellement retiré de matière qu'il a fallu créer cette forêt de bois pour stabiliser le vide ainsi créé.

LE STREET ART:

Strefa Legalnego Graffiti (KRK WALLS)sous les estacades ferroviaires entre les rues Dietla et Miodowa, dans le quartier de Kazimierz se trouve la "zone de graffiti légal".  C’est le cœur battant du street art cracovien, où les fresques monumentales côtoient des tags éphémères.

Le Musée Banksy

À 2 pas, installé dans une ancienne usine de fer blanc, ce lieu immersif rend hommage au maître mondial du street art. À travers plus de 150 reproductions d'œuvres, le musée capture l'essence provocatrice de l'artiste engagé britannique.

PROCHAINE ÉTAPE: VARSOVIE/POLOGNE

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.

Créez votre propre site internet avec Webador