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11 fĂ©vrier au 17 fĂ©vrier: WROCLAW/BASSE-SILÉSIE/POLOGNE: 13358 km parcourus depuis le dĂ©part

Changement de pays et direction la Pologne pour 3 arrêts découverte. Le premier est Wroclaw que nous atteignons en 4h30 de 🚌. Très jolie gare d'arrivée où nous croisons des nains... oui oui, des nains ! (mais nous y reviendrons 😉). Nous logeons à 5 minutes à pied du Rynek.

Notre périple en images:

🧙‍♂Wroclaw la discrète

Capitale de la Basse-Silésie, cette ville polonaise est un véritable kaléidoscope de fantaisie urbaine. Bon, on ne refait pas le coup de la Venise polonaise (Venise, la vraie, il n'y en a qu'une...). Elle est, tout de même, lacustre avec ses 12 îles đŸïžet plus de 100 🌉 ponts enjambant le fleuve Oder.

Capitale européenne de la culture en 2016, ce titre a renforcé son image de ville créative et étudiante.

    🔎🔎 Les nains : mais pourquoi ces petites statues partout ?

    Alors ça, c’est le détail qui rend WrocƂaw vraiment unique. Partout, absolument partout, on croise de minuscules statues de nains en bronze : un pompier, un banquier, un motard, un prisonnier, un dormeur… Il y en a des centaines.

    Ce n’est pas juste mignon. À l’origine, les nains sont liés au mouvement “Orange Alternative”, un groupe d’opposition anti-communiste dans les années 1980. Ils peignaient des graffitis de nains pour tourner le régime en ridicule. Après la chute du communisme, la ville a transformé ce symbole de résistance en clin d’œil permanent.

    Aujourd’hui, les chercher devient presque un jeu. Les enfants adorent. Les adultes aussi 😊. 

    Les chiffres varient: 300 ... 400. Qu'importe, nous n'en n'avons pas trouvé autant. Comme dans la ville, ils sont disséminés tout au long de l'article.

    🌊 Une Ville sur l'Eau : Ponts, Écluses et Rives Monumentales

    Avec l'Oder (Odra) qui serpente à travers la cité, WrocƂaw est un véritable labyrinthe aquatique relié par plus de 100 ponts. Le fleuve n'est pas seulement une voie d'eau, c'est le miroir de la ville : la plupart des monuments emblématiques, comme la cathédrale, l'université ou l'ossolineum, sont bâtis en bordure du fleuve.

    L'Université (Uniwersytet WrocƂawski): construction baroque de plus de 170 mètres.

    L'Ossolineum (ZakƂad Narodowy im. OssoliƄskich). L’Institut OssoliƄski accueille une collection de manuscrits, de pièces de monnaie et de livres livres rares, ... 📚

    Face à l'Ossolineum sur la petite đŸïž de Daliowa, se trouve la spectaculaire Sculpture of the Nave (RzeĆșba Nawa) conçue par l'architecte polonais Oskar Zięta en 2017.

    Elle se compose de 35 arches en acier poli dont l'aspect miroir reflète l'environnement (rivière, arbres, ville). Sa forme organique rappelle les voûtes gothiques des églises voisines tout en symbolisant le renouveau urbain.

    L'île de la Cathédrale (Ostrów Tumski):

    À gauche le long bâtiment est le siège de l’administration régionale de Basse-Silésie (Dolnoƛląski Urząd Wojewódzki). On sent tout de suite le bâtiment officiel 🙃 avec ses lignes droites et sa façade régulière. Non loin se trouve le 🌉 Most Grunwaldzki (Pont de Grunwald) qui étire sa silhouette d’acier au-dessus de l’Odra (112,5 mètres de long et 18 mètres de large). C'est un axe de transport majeur traversé par des voitures 🚗 et des tramways 🚋

    Ce grand bâtiment en brique est le Musée national (le Muzeum Narodowe).
    Il date de la fin du XIXᔉ siècle et son style néo-Renaissance/Néo-gothique lui donne ce côté massif, presque château. 

    🎹 RYNEK: Des façades “anciennes”… mais pas si médiévales que ça

    La plupart des maisons colorées qui bordent le Rynek (place centrale dans toutes les villes polonaises d'origine médiévale) ont été lourdement endommagées, voire détruites, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. En 1945, la ville — alors allemande et appelée Breslau est déclarée “forteresse” par les nazis. Le siège dure des mois. Résultat : le centre historique est enđŸ’„ruines.

    Quand la ville devient polonaise (à l'été 45) et prend définitivement le nom de WrocƂaw, les autorités décident de reconstruire. 

    Les architectes s’appuient sur des photos, des archives, des plans anciens. Mais ils ne font pas un copier-coller exact. Les pignons en escalier, les tons menthe, abricot, lavande… tout semble sorti d’une gravure ancienne pour retrouver un style gothique ou Renaissance. Restaurer ces façades médiévales, c’est affirmer un ancrage historique plus ancien que la période allemande.

     

    Chaque année, le 1er mai, le Rynek se transforme en une gigantesque scène à l'occasion du Thanks Jimi Festival.

    Des milliers de 🎾guitaristes 🎾se rassemblent pour tenter de battre le record Guinness de la plus grande "orchestre de guitares" au monde en jouant simultanément le classique de Jimi Hendrix, "Hey Joe".

    Le record 🏆 est régulièrement battu. Le 1er mai 2025, un nouveau sommet a été atteint avec 8 122 participants jouant ensemble sur la place.

    Le 🌾 marché aux fleurs đŸŒ· se situe sur la place du Sel (Plac Solny), juste à côté de la place du Marché. Il est réputé pour être ouvert 24h/24 et 7j/7, permettant d'acheter des bouquets à toute heure du jour ou de la nuit (en cas d'urgence ? 😏).

    Sur l'ancien Hôtel de ville (Stary Ratusz) devenu musée, le gothique ne fait pas dans la discrétion : pignons ciselés, horloge astronomique et détails sculptés comme de la dentelle en pierre. C’est l’un des plus beaux bâtiments civils médiévaux d’Europe centrale.

    Juste à côté, la sculpture de l’ours en pierre intrigue : elle marque l'emplacement qui servait autrefois au pilori, rappel que la place n’était pas qu’un décor charmant mais aussi le théâtre de la justice publique.

    Les salles gothiques ont été ouvertes au public, la partie contemporaine accueille des expositions.

     

    🧠 Alois Alzheimer (né en 1864 en Allemagne) psychiatre et neuro pathologiste est célèbre pour avoir identifié en 1906 les premiers signes cliniques de la maladie portant son nom.

    En 1912, Alzheimer a été nommé professeur de psychiatrie à l’Université de Breslau — nom de WrocƂaw à l’époque, quand la ville faisait partie de l’Empire allemand.

     

    Il a passé les dernières années de sa vie (1912-1915) à WrocƂaw où il est décédé à l'’âge de 51 ans.

     

     

     

    Sur le Rynek, la haute tour gothique (91 mètres) de la Basilique Sainte-Élisabeth (KoƛcióƂ ƛw. ElĆŒbiety) domine la place. Elle sert presque de boussole visuelle quand on se perd entre les façades pastel. 

    Son toit est orné de tuiles vernissées formant un damier vert et rouge, typique de l'architecture gothique tardive d'Europe centrale.

    Située non loin du Rynek, la Ruelle des Bouchers (Stare Jatki) était autrefois le lieu de découpe de viande. C'est aujourd'hui une ruelle pavée bordée de galeries d'art

    Le Monument aux Animaux est une série de statues en bronze qui rappelle la fonction première de cette ruelle, non sans humour d'ailleurs.

    â›Ș Le Pont des Pénitents : Entre vertige, légendes et panorama

    À seulement 200 mètres à l'est du Rynek (on le voit au loin), perché à environ 45 m au-dessus des toits de la Vieille Ville, le Pont des Pénitents (Mostek Pokutnic ou Witches’ Bridge) est une passerelle piétonne qui relie les deux tours gothiques de l’Église Sainte-Marie-Madeleine. Construite au 15ᔉ siècle, cette structure insolite servait à l’origine à faciliter la maintenance des tours.

    Aujourd’hui, après des reconstructions successives — notamment après les destructions de la Seconde Guerre mondiale — le Pont des Pénitents est surtout un point de vue spectaculaire sur le centre historique. Et, là, effectivement il faut avoir le cœur 🧡 bien accroché. Accessible par un escalier étroit de 247 marches, il offre une vue panoramique splendide sur la place du marché, les toits colorés et plus loin encore vers l’île d’Ostrów Tumski et les rives de l’Oder. 

    Des légendes tenaces ont entouré l'usage du pont au fil des siècles 📜. On racontait que des femmes coupables de “paresse”, trop coquettes ou réticentes au mariage étaient condamnées à une sorte de pénitence symbolique :

    👉 Elles devaient balayer le pont;

    👉 Et parfois le faire à genoux.

    L’idée était qu’en expiant ainsi leur “faute”, elles échapperaient à une malédiction :
    être transformées en fantômes đŸ‘» condamnés à hanter les tours… ou en sorcières đŸ§™đŸŸ‍♀.

    🛒 đŸ„š Sous la halle: la vraie vie localeđŸ„Ź

    Située à la lisière de la Vieille Ville et à deux pas des îles de l'Oder, la Hala Targowa (Halle du Marché) est l'étape parfaite pour une pause gourmande entre la visite de la place du Marché et celle de la Cathédrale.

    Construite entre 1906 et 1908, elle surprend par le contraste entre son extérieur en briques rouges traditionnelles et son intérieur révolutionnaire pour l'époque. C'est l'un des premiers bâtiments au monde à avoir utilisé des structures paraboliques en béton armé, ce qui lui donne un air de « cathédrale industrielle » impressionnant.

    Contrairement à certains marchés purement touristiques, la Hala Targowa reste le lieu où les habitants font leurs cours. On y trouve des étals de fruits et légumes frais, des fleurs, et surtout des produits polonais typiques (pierogi frais, charcuterie, fromages fumés).

    À l'étage : Un mélange hétéroclite de vêtements, de mercerie et de petits objets du quotidien.

    C'est ici que l'on trouve ces petites cantines typiques qui font le bonheur des étudiants, des retraités et des travailleurs du quartier.

    L'ambiance est "comme à la maison" : on s'installe sur des tables simples ornées de nappes à carreaux rouges. L'atmosphère est sans chichis. C'est le royaume du "fait main" et du service à la louche.

    â›Ș Ostrów Tumski : L'île de la Cathédrale

    Véritable berceau de WrocƂaw, Ostrów Tumski est le quartier le plus ancien de la cité. C'est une enclave de sérénité, presque hors du temps, où le bitume laisse place aux pavés et le bruit des voitures au silence đŸ€«.

    Le Pont Tumski est la porte d'entrée de l'île. Autrefois surnommé le "pont des amoureux" en raison des milliers de cadenas 🔒 qui le recouvraient (retraités lors de la rénovation pour protéger la structure: 4,6 tonnes ont été retirées). Il reste le passage obligé pour admirer les reflets de la cathédrale dans l'eau.

    La Cathédrale Saint-Jean-Baptiste (Archikatedra ƛw. Jana Chrzciciela) : Majestueuse avec ses deux tours jumelles gothiques, elle domine l'Oder. C'est le symbole spirituel de la ville. Un ascenseur dans la tour Nord permet de bénéficier d'une vue panoramique sur les bras de la rivière.

    L'Église Collégiale Sainte-Croix et Saint-Barthélemy (Kolegiata Úwiętego KrzyĆŒa i ƛw. BartƂomieja): Située à seulement quelques pas de la cathédrale, cette église en briques rouges est à deux étages qui abritent en réalité deux sanctuaires superposés. La partie inférieure est dédiée à Saint-Barthélemy, tandis que la partie supérieure, beaucoup plus haute et lumineuse, est dédiée à la Sainte-Croix .

    Cette statue monumentale représente le pape Jean XXIII. Érigée en 1968 , c'est l'un des rares monuments papaux en Pologne à avoir été financé par le gouvernement communiste de l'époque.

    Mais qui est cet homme vêtu d'une cape noire et d'un haut-de-forme?

    L'Allumeur de Réverbères : Chaque soir, à la tombée de la nuit, il parcourt les rues pour allumer manuellement, une à une, les 103 lampes à gaz du quartier. Un spectacle magique qui fait perdurer les traditions (très attendu des touristes 📾 qui le suivent sur une bonne partie de son parcours).  

    đŸ–Œïž Le Musée d’Art Moderne (Muzeum WspóƂczesne WrocƂaw, ou MWW)

    Le MWW se trouve dans le quartier de Szczepin, il est situé un peu à l’ouest du centre, place Strzegomski, dans un ancien abris anti antiaérien des années 1940 transformé.
    Ambiance plus industrielle, plus brute et moins colorée mais tout aussi intéressante 😉

    La collection du MWW se compose d’œuvres de plusieurs artistes contemporains polonais et internationaux : installations multimédias, peintures abstraites, pièces interactives ou œuvres engagées – le musée reflète la diversitéde l’art d’aujourd’hui.

    đŸ§±đŸŽšđŸŸNadodrze, l’art au pied des immeubles

    Et puis il y a un autre visage de la ville, plus brut, un peu à l’écart des cartes postales. Dans le quartier de Nadodrze, au nord du centre, les bas d’immeubles sont couverts de fresques, de graffs monumentaux, de portraits, de typographies éclatées. Ce n’est pas juste du street art “sauvage” : c’est le résultat d’un vrai projet de revitalisation lancé dans les années 2010.

    Sous l'impulsion de l'association OKAP et de l'artiste Mariusz MikoƂajek, les habitants ont transformé leurs cours intérieures grises en une galerie d'art de 250 mètres de long et ont participé à la création de fresques en 3D, de sculptures et de céramiques.

    On y voit notamment les portraits des résidents actuels, mais aussi leurs animaux de compagnie (chiens đŸ¶, chats đŸ±) et même des hommages à leurs voisins disparus.

    L'armée des nains, des nains, des nains.

    POUR LES GOURMANDS 😋:

    Le bar à chats: expérience inédite pour nous! Moment zen attablés avec des Sphynx aux pulls tricotés main. La stratégie consiste à se placer à la table collée au radiateur pour profiter de leur compagnie 😁

    PROCHAINE ÉTAPE: CRACOVIE/POLOGNE

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    Commentaires

    DIANCOURT
    il y a 2 jours

    Trop chouette ! pensées..j espÚre que tout va bien

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