23 au 25 novembre: ROME/ITALIE/LATIUM: 8711 km parcourus depuis le départ

Départ de l'appartement à 7h45 pour prendre le train direction Rome (6 heures de trajet). Nous passerons 4 nuits au Alessandro Palace et Bar, un 🛏 hostel (auberge de jeunesse).  On ne perd pas de temps malgré le froid 🥶 (certes plus clément qu'en région parisienne ou en Bourgogne 😄). C'est parti pour la découverte de la capitale italienne au pas de course (3 jours c'est court...). On tentera d'aller admirer un maximum de monuments emblématiques. 

Quelques photos de notre périple:

Aussitôt arrivés, aussitôt repartis pour un premier round de visites. 

Christophe Colomb ⛵ nous accompagne jusqu'à notre départ de Gênes 

Marcher dans Rome, c’est traverser l’histoire à pied

On croit connaître Rome avant d’y mettre les pieds. Les cartes postales, les films, les clichés du Colisée au coucher du soleil…

Une simple balade suffit pour tomber sur un bout de colonne planté entre deux immeubles, ou sur une ruine romaine adossée à un café où l’on sert un cappuccino parfaitement contemporain. Le Colisée, les ForumIl Vittoriano ne sont pas des monuments figés : ils font partie du décor quotidien. Ils respirent encore, parce que la ville continue de tourner autour d’eux.

1ère 1/2 journée: objectif: la Fontana di Trevi

Nous décidons de commencer tout de suite nos visites pour occuper les quelques heures restantes de notre journée de transition; et nous ne sommes pas les seuls!

Rome est littéralement prise d'assaut par les touristes (en 2024, 22,2 millions d’arrivées touristiques pour 2,75 millions d’habitants dans la ville). Il y a des personnes avec des valises partout.

Devant certains sites ce sont de véritables processions qui se forment pour un simple cliché. 

Sur le chemin nous menant à LA Fontaine nous passons par de nombreux endroits méritant des clichés. De plus, si notre route croise celle d'une ⛪(quelle que soit sa taille), le principe est simple: nous y entrons. 

Chiesa di Santa Maria Della Vittoria

La Fontana del Tritone sur la Piazza Barberini

La Fontana di Trevi : un des symboles de Rome

Construite entre 1732 et 1762, elle est chargée de traditions.

On y lance des pièces par-dessus l’épaule gauche pour garantir son retour : 1 pièce = revenir à Rome, 2 pièces = trouver l’amour, 3 pièces = mariage. La tradition a été popularisée dans les années 1950 après le film La Dolce Vita de Fellini, et la superstition des 2 ou 3 pièces est plus récente encore.

Chaque jour, environ 3 000 € tombent dans l’eau, soit plus d’1,4 million par an, récupérés par l'association Caritas pour aider les plus démunis.

Et ce n’est pas tout : bracelets, lunettes et même dentiers ont été retrouvés lors des nettoyages réguliers de la fontaine.

Elle est alimentée par lAqueduc Acqua Vergine datant de 19 av. J.-C. Autrefois potable, l'eau y est aujourd'hui recyclée.

Alors là le sketch ! 🤪 La foule est dense: une circulation à plusieurs boucles est mise en place (un peu comme chez Mickey) pour jeter sa pièce.  Le plus beau cliché (permettant de prendre la fontaine dans son entiéreté...) a été pris par Gabriel qui a été porté par un gentil géant (touriste français) 👏. Pas de jeté de pièce pour nous 🙄

Colonna dell’Immacolata

Elle se dresse (12 mètres de hautPiazza Mignanelli, juste à côté de la Place d’Espagne. elle célèbre le dogme de l’Immaculée Conception proclamé en 1854 par le pape Pie IX, qui affirme que Marie est née sans péché originel.

Piazza di Spagna

Elle doit son nom au palais d'Espagne, siège de l'ambassade d'Espagne auprès du Vatican, qui s'y trouve depuis le XVIIe siècle. La place est située dans une zone piétonne TRÈS fréquentée. La rue commerçante de luxe, la Via dei Condotti, part de la place.

Les escaliers de la Trinatà dei Monti

Cet escalier monumental de 135 marches relie la Piazza di Spagna à l'église de la Trinité-des-Monts (qui la surplombe) et offre un magnifique panorama sur les toits de la ville. 

Des reliques de Ste-Thérèse sont présentes dans l'église.

Et retour à l'hostel ⏯️

2ème jour: Marathon

C'est notre dernier jour de ☀️. Des orages et alerte météo sont prévus pour le reste du séjour. Nous allons parcourir 17 km dans la journée...

Museo Nazionale Romano: musée archéologique pour sa partie "Thermes de Dioclétien". Le musée est en réalité composé de 4 sites disséminés dans la ville.

Les Thermes pouvaient accueillir plus de 3000 romains. 

Basilica di Santa Maria degli Angeli e dei Martiri se trouve dans la continuité des Thermes. 

Située sur la Piazza della Repubblica, la basilique a été construite directement dans le frigidarium (la salle des bains froids) des anciennes thermes romaines. Michel-Ange a conçu la conversion en préservant l'imposante structure et les voûtes d'origine, offrant ainsi un espace d'une ampleur saisissante.

Rome compte plus de 900 églises. Autrement dit, il faudrait plus de 3 mois de visites non-stop pour toutes les visiter (1h par église / 8 heures par jour 🤯).

Les 900 regroupent en réalité une grande variété de lieux de culte. On y trouve d’abord les 4 basiliques majeures (les plus importantes du monde catholique), puis plus de 60 basiliques mineures, et s'y ’ajoutent ensuite des églises paroissiales, églises conventuelles appartenant aux ordres religieux (jésuites, franciscains, dominicains…), des chapelles, des oratoires de confréries, et des églises nationales construites pour les communautés étrangères (françaises, espagnoles, polonaises, etc.)... 

Piazza della Repubblica:

Au centre trône la superbe Fontana delle Naiadi,  avec ses nymphes allégoriques et le dieu Glaucus au centre.

Nous avons été effectivement très bien reçus lors de notre visite de cette église anglicane de Saint Paul within the Walls. Petit offert dans le jardin avant que nous soit remis des guides explicatifs. Des concerts sont régulièrement organisés le soir venu  🎶 (opéra, musique baroque, de chambre et des récitals d'orgue 🎹).

Au sommet de la plus haute des sept collines de Rome se trouve la Piazza del Quirinale. 

C'est ici, devant le palais présidentiel, que veillent les impressionnants Corazzieri 💂, la garde d'honneur du Président de la République italienne. 

Ces gardes d'élite, reconnaissables à leur grande taille (minimum 1,90 m) et leurs uniformes d'apparat, sont un régiment de cavalerie des Carabiniers. On dit souvent en Italie de quelqu'un de très grand et bien bâti : "Tu ressembles à un Corazziere". 💪

Monumento Nazionale a Vittorio Emanuele II ou Il Vittoriano : Altare della Patria (l'Autel de la patrie)

Ce GIGANTESQUE monument (on le voit de très très loin 🔎) de marbre blanc de style néoclassique contraste fortement avec les bâtiments romains aux tons ocres. Cela lui a valu quelques surnoms moqueurs de la part des Romains "Le gâteau de mariage" ou "La machine à écrire".

Cet édifice rend hommage à une figure clé de l'histoire italienne: Vittorio Emanuele II de Savoie qui fut le premier roi 👑 d'une Italie unifiée. Avant lui, la péninsule était divisée en plusieurs États. C'est grâce à son action politique et militaire que le pays a finalement été unifié en 1861, avec Rome comme capitale à partir de 1871.

Le monument a été érigé après sa mort pour célébrer l'unité nationale et honorer ce "Père de la Patrie".

Commandée en 1885, la construction du monument, conçu par l'architecte Giuseppe Sacconi, a pris plusieurs décennies. Il a été officiellement inauguré en 1911 pour le 50e anniversaire de l'unification, mais les travaux n'ont été entièrement achevés qu'en 1935.

Le Soldat inconnu italien est honoré par une flamme éternelle allumée devant l'Autel de la Patrie. 

La garde d'honneur qui veille sur la flamme et la tombe du Soldat inconnu est assurée en permanence par des militaires issus de différentes branches des forces armées italiennes.

Le Soldat inconnu est un soldat italien non identifié de la Première Guerre mondiale. Le corps, choisi parmi onze dépouilles en 1921 par Maria Bergamas, mère d'un soldat disparu, a été inhumé sous l'Autel de la Patrie à Rome le 4 novembre de la même année.

Sa tombe et la flamme éternelle symbolisent tous les soldats italiens tombés au combat.

Le Monument est structuré sur plusieurs niveaux, offrant l'accès à trois terrasses publiques qui offrent des vues panoramiques.

La Colonna di Traiano (de Trajan), spirale de propagande sculptée, raconte la conquête de la Dacie comme une bande dessinée de pierre. Juste à côté, la Chiesa Santa Maria di Loreto

Entre la Colonna di Traiano et le Coliseo, les forums impériaux se succèdent comme des scènes d’un vieux film romain. Le Foro di Traiano impressionne par sa taille et son énergie.  Le Foro di Nerva, très étroit, servait surtout de passage. Et le Foro della Pace offrait un coin plus calme, presque un refuge, au milieu de la ville antique.

Ce petit temple rond (Tempio di Vesta) se voit sur la Piazza della Bocca delle Verità : sa forme circulaire et ses colonnes intactes donnent l’impression qu’un morceau de la Rome antique est resté posé là au bord de la place.

Quant à la Bouche de la Vérité nous n'y avons pas mis nos mains (trop de queue...). Mais cela n'a pas d'importance, nous ne sommes pa des menteurs 🤥, la vérification n'était pas nécessaire 😁.

Le Circo Massimo était un immense stade où les Romains regardaient les courses de chars. Il pouvait accueillir des centaines de milliers de spectateurs et était l’un des endroits les plus animés de la ville. Aujourd’hui, il ne reste qu’un vaste espace herbeux, mais on peut encore imaginer la forme de l’ovale, la vitesse des chars et l’ambiance incroyable des journées de course.

Trastevere est un quartier vivant aux ruelles étroites et maisons colorées. Ses petites places  pleines de charme sont éloignées du tumulte touristique (bon, il y en a quand même un peu; il ne faut pas rêver). Il fait la part belle au street-art. Chouette !

Nous traversons le Tibre pour y accéder. 

Direction l'Ile Tiberine (l'équivalent de l'Ile de la Cité à Paris) qui se situe en plein milieu des 2 rives du Tibre (d'où son nom 😉) puis passage par le Ponte Fabricio (le plus ancien de la ville) pour rejoindre le centre ville.

3ème jour: Il Colosseo

Datant de 80 après J.-C., c'est l’amphithéâtre le plus célèbre du monde (romain).

Capable d’accueillir environ 50 000 spectateurs, il nous a impressionnés par son état de conservation et ses dimensions:

- 189 mètres de longueur; 

-48,5 mètres de hauteur;

- 545 mètres de périmètre extérieuret

- 87 m sur 55 m pour son arène)

Ces proportions en font l’un des plus grands amphithéâtres jamais construits dans l’Antiquité.

Aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, il fait aussi partie des « Nouvelles Sept Merveilles du Monde ». 

À l'époque des jeux, le Colisée disposait d'un système d'accès remarquablement efficace, conçu pour gérer la foule immense qui s'y rendait. Il possédait au total 80 entrées au niveau du sol dont les 4 entrées principales étaient réservées à l'élite et à l'Empereur. Les autres appelées vomitoria étaient destinées au grand public. 

Ce système ingénieux d'entrées, de couloirs voûtés et d'escaliers permettait aux spectateurs de se rendre rapidement à leur place attribuée selon leur classe sociale, et d'évacuer l'amphithéâtre en quelques minutes seulement, évitant ainsi les embouteillages.

Chacun des 4 étages a été construit sous la dynastie flavienne : Vespasien lance les travaux vers 72, Titus l’inaugure en 80, et Domitien complète les derniers aménagements, notamment les sous-sols. 

Le quatrième étage accueillait les mâts qui soutenaient le velarium; l’immense toile tendue au-dessus du public pour créer de l’ombre. Sous l’arène se trouvait l’hypogée: un réseau de couloirs, cages, trappes et monte-charges permettant de faire surgir fauves, décors et gladiateurs comme dans un véritable « théâtre-machine ».

Le Colisée servait aux combats de gladiateurs, aux chasses d’animaux exotiques et à des spectacles publics gratuits offerts par les empereurs pour montrer leur pouvoir.

Ces divertissements ont coûté la vie à d’innombrables combattants, esclaves ou condamnés (estimation entre entre 100 000 et 150 000), et à des dizaines de milliers d’animaux (entre 300 000 à 500 000). Des 🦁 aux 🐘, en passant par les 🐻 ours de l’Atlas et les autruches d’Afrique du Nord. Cette exploitation massive a contribué à faire disparaître plusieurs espèces locales ou régionales dans l’Empire romain.  

Les jeux déclinent à partir du IVᵉ siècle, sous l’influence des crises économiques et du changement moral introduit par le christianisme. En 404, les combats de gladiateurs sont officiellement interdits.

L’amphithéâtre occupe plusieurs rôlesrefuge et forteresse pour de puissantes familles romaines, puis habitations, ateliers et commerces, mais aussi espaces religieux pour finir comme carrière de pierres (colonnes, blocs de travertin et métal sont prélevés pour construire d’autres monuments romains, comme plusieurs palais).

4ème jour: 2ème Marathon 🤪😮‍💨

C'est notre dernier jour. Rome regorge de merveilles à découvrir. Nous n'avons pu jeter notre pièce dans la Fontaine de Trevi... Est-ce à dire que nous n'y reviendrons jamais? Certainement pas !

L'objectif final de la journée est Saint Pierre de Rome et les musées du Vatican. Avant d'y parvenir, balade en images: 

La Place n'a de populaire que le nom moderne, dérivant en réalité des peupliers (populus) qui l'entouraient jadis. 

Ce qui nous a frappé c'est l'équilibre et la symétrie avec les deux églises jumelles, Santa Maria in Montesanto et Santa Maria dei Miracoli : mais elles ne sont pas identiques ! L'architecte Valadier a joué avec les perspectives et les diamètres de leurs dômes pour créer une illusion d'optique parfaite, forçant l'alignement visuel de l'ensemble de la place et de ses trois rues rayonnantes. Une vraie carte postale de plus (avec un peu de ☀️, cela aurait été mieux...).

Quelques marches mènent à la Piazzale Napoleone I permettant d'avoir une vue panoramique sur la place dans son entièreté. 

Encore un peu de marche jusqu'à nootre but final que l'on découvre au loin:

Basilica dei San Ambrogio e Carlo

L’Augusteo ou le Mausolée d’Auguste

est le grand tombeau circulaire que l’empereur se fit construire pour sa famille et lui-même au  Ier siècle av. J.-C. Auguste est le premier empereur de Rome. Adopté par Jules César, il met fin aux guerres civiles qui suivent l'assassinat de son père adoptif et instaure un gouvernement stable. Son règne marque le début de l’Empire romain et une période de paix et de prospérité appelée la Pax Romana.

L'augusteo était à l’origine un monument impressionnant, recouvert de marbre et entouré de jardins (bon, là, comme ça, on ne s'en rend pas vraiment compte 😏). Longtemps abandonné, il est en cours de restauration. 

La Via del Corso est l’une des rues principales de Rome, longue, animée et PIÉTONNE, reliant la Piazza del Popolo à la Piazza Venezia

Piazza Cavour

Dominée par le Palazzo di Giustizia (Palais de Justice), imposant bâtiment du début du XXᵉ siècle. Elle porte le nom de Cavour, célèbre homme politique italien du XIXᵉ siècle, artisan de l’unification de l’Italie.

Castel Sant’Angelo

Cet un imposant bâtiment rond situé près du Tibre, a été, à l’origine, construit comme mausolée pour l’empereur Hadrien au IIᵉ siècle. Transformé au fil des siècles en forteresse, prison et résidence papale, il est relié au Vatican par le Passetto di Borgo, un passage secret permettant aux papes de fuir en cas de danger.

Aujourd’hui, il abrite un musée et offre une vue spectaculaire sur Rome et le Tibre. Il est situé non loin de la Place Saint Pierre.

Via della Conziliazione: ça y est: nous touchons au but ! Cette large avenue mène à la Place Saint Pierre et offre une perspective dégagée sur la Basilique Saint-Pierre.

Place Saint Pierre: un pélerinage visuel

La place ovale, encadrée par une quadruple colonnade (284 colonnes et 88 pilastres), semble vous accueillir à bras ouverts. Elle symbolise l'étreinte de l'Église pour ses fidèles. Au centre, l'obélisque égyptien, ramené par Caligula, se dresse et marque le point focal de la place. 

La Basilique Saint-Pierre, au Vatican, est l’un des monuments les plus visités au monde, avec plusieurs millions de visiteurs chaque année. C’est un symbole de la chrétienté.

Sa construction commence en 1506 et s’achève en 1626 : 120 ans de travaux, dirigés par les plus grands artistes de l’époque. Bramante lance le projet, Raphaël le modifie, Michel-Ange (à 71 ans !) dessine la coupole et Maderno signe la façade. Une vraie succession de génies. On  a même utilisé des pierres tombées ou facilement accessibles du Colisée (qui servait alors de carrière). 

Les Accords du Latran (1929), mettent fin au conflit entre l’Italie et le pape et reconnaissent le Vatican comme un État indépendant. Sans ces accords, pas de frontière ni de Gardes Suisses comme on les connaît aujourd’hui.

On rentre aux Musées du Vatican comme avant d'embarquer dans un aéroport. Pièces d'identité demandées, passage des sacs à dos aux rayons X. 

Les Musées du Vatican sont l’un des ensembles artistiques les plus riches du monde. Tout y st remarquable, littéralement du sol au plafond. Les oeuvres exposées sont subtilement mises en valeur. Un exaste pour les yeux. 

Ils font plus de 7 km de parcours (englobent 25–26 collections ou sous-musées autour de thèmes différents) : le temps qui nous était imparti trop insuffisant nous a obligé à sélectionner... Rien que pour eux, nous retournerons à Rome. 

Cortile della Pigna

En début de parcours nous découvrons la « Cour de la Pomme de Pin », et ses deux éléments spectaculaires.

La Pigna
Cette gigantesque pomme de pin en bronze mesure près de 4 mètres de haut. Elle date de l’époque romaine et servait autrefois de fontaine, avec de l’eau jaillissant du sommet. 

La Sphère dorée
Au centre du jardin trône une grande sphère brillante, Sphere within a Sphere de l’artiste Arnaldo Pomodoro. Avec ses engrenages internes qui semblent se fissurer, c'est un contraste saisisssant entre la modernité et le patrimoine historique. 

La Galerie Egyptienne

On y découvre des momies, des sarco­phages richement décorés, des statues de divinités ainsi que des objets du quotidien vieux de plusieurs millénaires. 

Perspectives sur le Musée Chiaramonti

Cour Octogonale du Musée Pio-Clementino

 Sala degli Animali (la Salle des animaux), une section du Musée Pio-Clementino. Elle a été aménagée sous le pape Pie VI (1775-1799) pour ressembler à un "zoo de pierre". 

 Stanze di Raffaello (Chambres de Raphaël) sont quatre pièces monumentales, célèbres pour les fresques commandées par le pape Jules II et exécutées par Raphaël et ses élèves entre 1508 et 1524.

Sala dell'Immacolata Concezione (Salle de l'Immaculée Conception) est adjacente aux Chambres de Raphaël. Au centre de la pièce se trouve un précieux meuble-bibliothèque du XIXe siècle, sur lequel trône la Vierge, un cadeau offert au Saint-Siège. 

Galleria delle Carte Geografiche

La Galerie des Cartes (longue de 120 m) offre un voyage dans l’Italie du XVIᵉ siècle.

Peintes par le moine géographe Ignazio, les 40 cartes murales régionales se succèdent comme les pages d’un atlas géant : montagnes, villes, ports et forteresses y apparaissent avec une précision étonnante pour l’époque. 

Le plafond baroque, doré et animé de scènes religieuses, ajoute au spectacle : on a l'impression de marcher dans un tableau.

Anecdote amusante : Danti corrigeait parfois les cartes locales, provoquant quelques disputes avec les cartographes de l’époque ! 

Galleria degli Arazzi

La Galerie des Tapisseries impressionne par ses tapisseries monumentales (jusqu’à 4 m de haut !). Créées au XVIᵉ siècle à Bruxelles, elles suivent les dessins de Raphaël et de ses élèves et illustrent des scènes bibliques principalement.

Anecdote : pour arriver jusqu’au Vatican, ces gigantesques œuvres ont été roulées et transportées sur des charrettes à travers des centaines de kilomètres, un véritable exploit logistique pour l’époque. Une fois arrivées, elles étaient accrochées avec soin dans la galerie, pour protéger les murs et impressionner les visiteurs lors des grandes cérémonies papales.

Galleria d’Arte Moderna

La Galerie d’Art Moderne offre une plongée surprenante dans l’art du XIXᵉ et XXᵉ siècle. Nous y avons découvert des œuvres de Dalí, Matisse, Gauguin, Rodin et d’autres grands maîtres, mêlant peinture, sculpture et dessins. Cette collection inattendue montre que le Vatican ne se limite pas à l’art classique, elle célèbre aussi l’innovation et la modernité artistique.

La Chapelle Sixtine et les célèbres fresques de Michel-Ange. Les fresques illustrent neuf scènes du Livre de la Genèse, parmi lesquelles la très célèbre Création d'Adam, où les mains de Dieu et d'Adam se touchent presque.

Michel-Ange n'était, au départ, pas du tout enthousiaste à l'idée de peindre les fresques de la chapelle Sixtine. Il se considérait avant tout comme un sculpteur. Cependant, un ordre direct du souverain pontife, ne se refuse pas. De plus, il semblerait qu'il se croyait piégé par ses rivaux, notamment Bramante et Raphaël et pensait qu'ils avaient suggéré son nom au pape dans l'espoir qu'il échoue. Pour finir, malgré ses réticences, le projet lui offrait une visibilité artistique et un financement considérables. A notre plus grand bohneur, il a accepté. 

La photographie y est interdite.

La Scala del Bramante

En quittant les Musées du Vatican, l'escalier hélicoïdal de Bramante offre un dernier coup d’œil spectaculaire. Inspiré d’un escalier conçu au XVIᵉ siècle, ce grand escalier en spirale crée un effet visuel hypnotique. Sa double rampe permettait autrefois de faire monter et descendre cavaliers et piétons sans se croiser.

Une sortie aussi belle que la visite elle-même.

PROCHAINE ETAPE: NAPLES

Ajouter un commentaire

Commentaires

ANGOT
il y a un mois

Vraiment trop trop beau Rome !!!!!

Frédéric
il y a un mois

Un vrai musée à ciel ouvert que la ville éternelle !
Tu tournes la tête, hop : une statue ; tu fais demi-tour, hop : une église ...
Bravo 👏 Rome en 3 jours : joli marathon !
Ave 😉

Créez votre propre site internet avec Webador