2h40 de train depuis Budapest et 15 minutes de métro et nous voilà arrivés dans notre nouvelle location proche de la Mariahilfer Straße (une TRÈS longue et connue rue commerçante). Petite pause et nous ne dérogeons pas à notre habitude de visite dès l'arrivée. 💪
Retour au 🚇 et direction le centre ville.
Périple en images:
Vienne: l’élégance impériale
Ancienne capitale de l’Empire austro-hongrois, elle déploie encore aujourd’hui une élégance impériale, où les palais, les musées et les cafés racontent des siècles de pouvoir.
La Ringstraße est un grand boulevard circulaire aménagé au XIXᵉ siècle à l’emplacement des anciennes fortifications médiévales, sur ordre de l’Empereur François-Joseph. Longue d’environ 5 kilomètres, elle encercle le centre historique et offre un concentré spectaculaire d’architecture monumentale. En la parcourant, on découvre successivement l’Opéra d’État, le Parlement d’inspiration grecque, l’Hôtel de Ville néogothique, le Volkstheater... C’est une mise en scène du pouvoir et de la culture impériale, pensée pour impressionner et affirmer la grandeur de l’Empire austro-hongrois.
Ringstraße:
Wiener Staatsoper (Opéra):
Parlament (Parlement):
Wiener Rathaus (Hôtel de ville) et sa PATINOIRE ⛸️:
Séance de curling : le principe ressemble à la pétanque mais sur glace. Cyril et Gabriel se sont bien débrouillés. Frédérique ... cela a été une toute autre histoire (maillon faible comme au bowling 🙄🙄).
Petite subtilité: en fonction de la couleur sous le plot lancé (appelé "pierre") celui-ci glisse plus ou moins vite (c'est tactique 🤣).
Volkstheater:
Une architecture majestueuse
Le centre historique de Vienne, classé à l’UNESCO, est agréable à parcourir à pied. On y découvre de belles façades colorées, souvent dans des tons clairs, avec des balcons, des décorations et des détails sculptés. Les styles se mélangent naturellement : bâtiments baroques, immeubles du XIXᵉ siècle et touches d’Art nouveau. L’ensemble crée une atmosphère élégante.
La statue de Gutenberg, hommage à l’inventeur de l’imprimerie (qui n'était pas autrichien). Elle rappelle que l'imprimerie a joué un rôle clé dans le développement culturel et intellectuel des villes.
Le Palais Ferstel abrite un élégant passage couvert du 19è siècle avec un café historique et des petites boutiques dans lesquels flâner.
A 2 pas, se trouve le Carillon Ankeruhr sur la place Hoher Markt. Cette horloge est un pont qui relie les deux parties du bâtiment de l'Anker-Hof. C'est un étonnant mécanisme animé qui retrace l’histoire de l’Autriche à travers des personnages emblématiques défilant à heures fixes
À midi précise, les 12 personnages du Carillon se mettent en mouvement sur fond de musique classique 🎵🎵. Un peu 😴😴 quand même... mais très prisé des touristes (comme nous...).
Juste à côté de l’horloge Anker se trouve le Vermählungsbrunnen, aussi connu sous le nom de fontaine du Mariage (de Marie et Joseph, symbole des valeurs familiales et religieuses dans la Vienne impériale).
L'’église Saint-Rupert (Ruprechtskirche), la plus ancienne église de Vienne datant du 12ème siècle, se trouve à côté.
La Hofburg, cœur du pouvoir impérial
Impossible de comprendre Vienne sans évoquer la Hofburg, immense complexe palatial situé en plein centre-ville. Ancienne résidence des empereurs, elle fut le centre du pouvoir de l’Empire pendant plus de six siècles. Son architecture mêle harmonieusement styles gothique, baroque et néoclassique.
On y visite les appartements impériaux, le musée dédié à l’impératrice Sissi, ainsi que la Bibliothèque nationale. La Hofburg abrite aussi la célèbre École espagnole d’équitation, où les lipizzans 🐴perpétuent une tradition équestre unique depuis des siècles.
Une capitale de musées
Vienne est un véritable paradis pour les amateurs d’art et d’histoire. Le quartier des musées (MuseumsQuartier) figure parmi les plus grands complexes culturels d’Europe.
Au milieu des jardins soigneusement dessinés trône la statue de l’impératrice Marie-Thérèse, et face à face se dressent deux palais presque jumeaux tous deux couronnés d’un dôme: le Kunsthistorisches Museum (KHM / Musée d'art ancien et de beaux-arts) et le Naturhistorische Museum (Musée d'histoire naturelle).
Le KHM est l’un des plus grands musées d’art au monde. Marbres polis, escaliers monumentaux, fresques au plafond: on a l’impression de pénétrer dans un palais plus que dans un musée. Inauguré en 1891 par l’empereur François-Joseph Ier, il abrite les extraordinaires collections des Habsbourg : peintures de maîtres mais aussi antiquités égyptiennes et romaines, objets d’art et trésors impériaux.
Et quels trésors ! De véritables merveilles: horloges aux mécanismes sophistiqués ornées de pierreries 💎💎 dorées à l'or fin; sculptures d'ivoire d'une rare finesse, des bijoux et gemmes extraordinaires ; automates; portraits et œuvres de comme Bruegel, Arcimboldo, Raphaël, ...
Dans l’Égypte ancienne, l’hippopotame représentait la force du Nil et le chaos, mais aussi la fertilité et la protection.
Ces statuettes (ici en faîence), souvent décorée de plantes aquatiques, étaient placées dans les tombes pour protéger le défunt dans l’au-delà. Leur couleur bleue évoquait l’eau du Nil et la renaissance.
Petite par sa taille, elle fait partie des pièces ayant beaucoup de succès. 🏆
Les œuvres d'Oliver Laric répondent aux pièces de l'aile de la période Antique. Il travaille à la frontière entre art, histoire et technologie. À partir de scans 3D de sculptures antiques, qu’il transforme, il crée des formes hybrides surprenantes.
Statuettes en ivoire d'un raffinement et d'une finesse exceptionelle ✨
Une des plus belles gravures en ivoire du Moyen-Age qui a servi de plat de reliure pour une biographie de Saint Grégoire:
Le Musée possède des œuvres majeures de Giuseppe Arcimboldo, notamment des portraits de sa célèbre série des Quatre Saisons (1563), dont l'Été (Summer) et l'Hiver (Winter),
ainsi que l'Allégorie de l'eau et du feu (1566):
L'œuvre peinte en 1524 sur un panneau de bois convexe pour imiter un miroir, est un autoportrait qui utilise une distorsion optique saisissante pour démontrer le génie technique du jeune peintre Parmigianino (21 ans).
Présenté au pape Clément VII, le tableau provoqua une immense surprise et une admiration immédiate, valant à l'artiste d'être comparé à un « Raphaël ressuscité ».
Malgré ce succès d'estime, l'œuvre n'apporta pas les commandes papales espérées...
Le KHM possède la plus importante collection au monde d'œuvres de Pieter Bruegel l'Ancien, avec 12 tableaux majeurs.
Bruegel l'Ancien a révolutionné l'art flamand. Il observe la nature avec précision tout en se moquant gentiment des travers humains ou en donnant des leçons de morale.
Il utilise des couleurs fines et des effets de perspective pour donner l'impression que le paysage est infini, tout en peignant des détails minuscules sur d'immenses panneaux.
La Tour de Babel : Une représentation monumentale de l'orgueil humain.
Le Cycle des Saisons : Notamment Chasseurs dans la neige:
Le Massacre des Innocents: la version que l'on voit a été largement transformée à la fin du XVIe siècle. Pour rendre la scène moins atroce, les cadavres d'enfants ont été repeints par des animaux (oies, veaux) ou des paquets de nourriture. En regardant attentivement, on voit des parents pleurer sur ce qui semble être un sac de blé ou une oie...
Il s'agit du diptyque représentant Adam et Ève, peint par l'artiste allemand Lucas Cranach l'Ancien en 1513. Cranach a peint de nombreuses versions d'Adam et Ève tout au long de sa carrière. Celle-ci est particulièrement célèbre pour sa finesse et son aspect presque graphique.
La star incontestée du Naturhistorische Museum (Musée d'histoire naturelle) est la Vénus de Willendorf, minuscule sculpture préhistorique devenue icône mondiale, accompagnée d’autres figurines parmi les plus anciennes de l’humanité.
Les galeries de dinosaures impressionnent par les squelettes monumentaux et les créatures reconstituées dont un allosaure animatronique. Les salles de minéraux et pierres précieuses étincellent comme une grotte d’Ali Baba scientifique 💎.
Dans le bâtiment même du MuseumsQuartier se trouvent le Leopold Museum, consacré à l’Art nouveau viennois et à Egon Schiele, le Mumok dédié à l’art moderne et contemporain, et le Kunsthalle Wien, un espace d’expositions temporaires. Ces musées tranchent nettement par leur architecture contemporaine.
À quelques pas, le Palais du Belvédère abrite une magnifique collection d’œuvres d’art sécessioniste. Construit au XVIIIème siècle pour le Prince Eugène, il est composé d’un très beau parc et de 2 palais baroques classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Dans le premier palais, situé dans le belvédère du haut, nous avons profité de la plus grande collection au monde du peintre autrichien Gustav Klimt (24 oeuvres dont ‘Le baiser’ et ‘Judith’) ainsi que des oeuvres d'Egon Schiele (entre autres).
Il est toujours émouvant de voir en 'vrai " des oeuvres célèbres qui correspondent à ses goûts esthétiques. Nous avons adoré !
Maximilian Kurzweil: "Portrait d'une jeune fille" et "Paysage industriel"
Egon Schiele est le protégé de Gustav Klimt, il a développé un style beaucoup plus cru et torturé.
Petit échantillon des autres oeuvres exposées:
Hundertwasser, la Vienne anticonformiste
À l’opposé du classicisme viennois, l’artiste Friedensreich Hundertwasser a laissé son empreinte avec son style coloré et résolument anti-ligne droite. Son œuvre la plus emblématique est la Hundertwasserhaus, un immeuble d’habitation construit dans les années 1980, reconnaissable à ses façades ondulantes et ses arbres intégrés à l’architecture. Hundertwasser défendait une vision écologique de la ville, où la nature reprend ses droits et où chaque habitant peut vivre dans un espace unique. L'immeuble est habité et bien sûr interdit au public (qui se console en déambulant au Village).
Le Prater, poumon vert et nostalgie
Changement d’ambiance au Prater, immense parc public. Appelé Wurstelprater, c'est l’un des plus anciens au monde. Il s’est développé lorsque le Prater a été ouvert au public en 1766 avec l’installation progressive de manèges et de spectacles populaires. Son symbole le plus célèbre, la Grande Roue (Riesenrad). Le Prater incarne une Vienne plus populaire et détendue, loin du faste impérial.
Le Graben, art de vivre viennois
Au ❤️ du centre-ville, le Graben est l’une des rues les plus vivantes de Vienne. Cette large artère piétonne relie la Cathédrale Saint-Étienne (Stephansdom), symbole de la ville avec sa flèche gothique et son toit coloré, à la Kärntner Straße, grande rue commerçante très fréquentée. Bordé de boutiques, de cafés et de bâtiments historiques, le Graben est aussi marqué par la colonne de la Peste, monument baroque érigé après l’épidémie de 1679, en remerciement pour la fin du fléau.
Le bâtiment historique où se situe le magasin H&M mérite le détour:
Si Swarovski est une marque autrichienne née dans le Tyrol, elle est très présente à Vienne. Son cristal s’inscrit dans une longue tradition de luxe. La maison collabore régulièrement avec des créateurs, musées et institutions culturelles (notamment dans les domaines de la mode, du design et de la scénographie).
Les cafés viennois, une institution
Les cafés traditionnels, avec leurs tables en marbre, banquettes et journaux à disposition, font partie du quotidien depuis le XIXᵉ siècle.
Il y a la queue au légendaire Café Demel (nous ne la ferons pas). Ce café est une institution viennoise depuis 1957. C'est le fournisseur officiel de la Cour Impériale et Royale d’Autriche-Hongrie, il a gardé son prestige et ne désemplit pas tout au long de la journée dans ses différentes salles boisées au rez-de-chaussée et à l’étage.
Idem pour le Café Central :
Bratislava, une pause slovaque depuis Vienne
À seulement une heure de Vienne, Bratislava est une escapade facile : nous n'avons pu résister à l'envie de changer de pays pour une journée.
Son centre historique compact se visite à pied, entre ruelles colorées et petites places animées. Le château, perché au-dessus du Danube, offre une belle vue sur la ville et les frontières voisines.
Une halte idéale pour compléter notre séjour viennois.
Un petit bout insolite de France...
LE COIN DES GOURMANDS : 😋
Le Kaiserschmarren (appelé aussi Kaiserschmarrn): grosse crêpe aux œufs montée en neige, puis découpée en lamelles, servie avec une compote (ici de prunes). C’était le dessert préféré de l’Empereur François Josef, l’époux de Sissi.
Une des versions de l'origine de ce dessert raconte que l'empereur attendait son dessert avec impatience. Le cuisinier paniqué lui servit une crêpe épaisse, un peu trop cuite, déchirée par mégarde qu'il saupoudra de sucre glace et coupa en morceaux irréguliers en y ajoutant quelques raisins imbibés de rhum.
L’empereur goûta.
Silence dramatique (le suspens est à son comble 😱): Verdict royal : délicieux.
La légende raconte qu’il aurait lancé quelque chose comme :
“Alors, qu’est-ce que ce Schmarren (ce bazar, ce fouillis) que vous m’avez préparé ?”
Le “fouillis” devient aussitôt le fouillis de l’empereur → Kaiser-Schmarren. 👑🥞
Plutôt un dessert à partager car franchement copieux 😉
Spécialités slovaques à base de pommes de terre, lardons et fromage ainsi que la soupe à l'ail servie dans un bol de pain:
PROCHAINE ÉTAPE: PRAGUE/RÉPUBLIQUE TCHÈQUE
Ajouter un commentaire
Commentaires