12 au 18 décembre: LIPARI/ITALIE/SICILE/ÎLES ÉOLIENNES: 9694 km parcourus depuis le départ

Nous avons utilisé tous les moyens de transports (exception faite de l'✈️) pour arriver sur l'île 🏝️de Lipari. Bus 🚍pour descendre à la très jolie gare de Taormina-Giardini (où l'on se croirait dans un remake de Harry Potter). 

Un 1er 🚄 jusqu'à Messine puis changement de quai direction Milazzo. Taxi jusqu'au port puis 🚢 jusqu'à notre destination. Tout cela s'est passé sans encombre et rapidement (en 5 heures). La traversée sur la mer Tyrrhénienne a permis de voir un poisson volant et des dauphins 🐬. A l'arrivée vue sur les 🏝️ de Panaréa et Stromboli. 

Nous sommes logés dans la Via Maddalena à 20 pas (nous avons compté) de la Spiaggia di Portinente ⛱️.

Quelques clichés de notre périple avant notre destination: 

Taormina-Giardini:

Milazzo:

Un dernier coup d'oeil au Mont Etna:

Nous approchons de Lipari, Panarea et Stromboli (au loin dans la brume) sont en vue.

Lipari:

⛱️ Spiaggia di Portinente:

Les îles éoliennes: archipel de 7 sœurs 🌋

Elles sont nées du feu et ont été sculptées par les vents au fil du temps. 

  • Lipari (la capitale) : la plus grande, la plus peuplée avec 12 000 habitants et la plus animée;  

  • Salina (La Verte) : Célèbre pour ses câpres. Elle compte 2 300 habitants. C'est la  plus fertile.

  • Stromboli et Vulcano (Les Ardentes) : Vulcano (700 habitants) offre un parfum omniprésent et un volcan vivant. Stromboli (400 habs.) offre le spectacle unique d’un volcan en éruption permanente.

  • Panarea (La Chic) : La plus petite (280 habs.), mais la plus exclusive. Villas blanches, bougainvilliers et yachts de luxe. C'est le Saint-Tropez éolien.

  • Alicudi & Filicudi (Les Sauvages) : Pour les ermites et les amoureux de silence absolu. Respectivement 250 et 150 habitant.

L'archipel est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est un monde à part où nous avons passé des moments inoubliables. 

Les possibilités d'excursions et de déplacements en bateau sont plus limitées en hiver. Nous avons donc exploré 3 des 7 îles. 

Lipari

Le centre historique et le ❤️ de ville se découvrent en une 1/2 journée. Nous en avons profité par tous les temps à un rythme tranquille (ça nous change 😉).

Après avoir longé la très jolie Marina Corta et son mini port de pêche, nous sommes remontés et arrivés à la Cattedrale di San Bartolomeo non loin du Castello di Lipari. C'est une forteresse en ruines perchée sur un rocher volcanique. Le complexe contient de multiples couches de structures anciennes, une chapelle, des murs de fortification et un musée archéologique. 

Poursuite en descente vers le port principal par des ruelles fleuries typiquement italiennes.  Détour par le cimetière (certaines familles se font construire des caveaux qui ressemblent à des mini chapelles, on se croirait dans un village!). Pas de 📸 par respect. 

Ici les habitants achètent directement leur 🐟 ou leur 🦑à leurs voisins pêcheurs qui les évident, écaillent sur le bateau (pas de problème de distribution avec nombreux intermédiaires ou de fraîcheur: l'arrivage est quotidien). 

Les îles ne peuvent se visiter à pied ou très succintement. Nous avons donc loué une voiture pour en faire le tour.

Alors, ici, on ne loue pas le dernier modèle Fiat 500. Nous avons roulé dans un modèle Fiat (certes) Panda 🐼 (278 000 km au compteur), sans pare-soleil, aux sièges élimés mais qui démarre au quart de tour! Un peu l'équivalent de la Twingo de Cyril. Cela nous change d'être véhiculés et de ne pas utiliser nos 👣. 

Nous voilà partis sur des chemins (où seule une voiture peut passer: heureusement nous devons être les seuls touristes) et routes à lacets.

Début par la ville de Canneto (une sorte de duplication de Lipari). 

Puis Porticello avec sa carrière de pierres ponce maintenant à l'abandon (petit air de fin du monde: les amateurs de la série "Fallout" comprendront). 

Passage ensuite par Quattropani et son point de vue sur Salina et Filicudi au loin et dans la brume. Par beau temps l'🏝️ d'Alicudi est visible mais nous sommes quand même en décembre (il fait 16°C) et on ne va pas se plaindre. Le Belvédère de la Chiesa Vecchia est bien aménagé et permet de prendre, dans de très bonnes conditions, nos photos. Nous sommes seuls au monde, aucun bruit parasite.

Arrêt au bar Za Pippa où le patron nous a installés sur sa terrasse face à Salina pour petite pause déjeuner avec Bruschetta et Panini. Les gens sont d'une gentillesse incroyable ici. Cyril et Gabriel sont allés discuter avec une voisine qui leur a offert des 🍊 pour goûter sa production. Un petit ☕️ et s'était reparti. 

Vues panoramiques Tramonto à Pianoconte et au Belvédère de Quattrochi à Pianogreca où nous découvrons pour la 1ère fois Vulcano et ses fumeroles. 

Fin d'après-midi à l'Osservatorio Geofisico pour un dernier point de vue.

Vulcano

Ici on prend le bateau 🛳️ comme d'autres prennent le métro. Direction Vulcano et en 10 minutes nous sommes arrivés. 

 Le nom Vulcano vient du dieu romain Vulcain, dieu du feu et des forges. Les Romains pensaient que l’île abritait son atelier, où il forgeait les armes des dieux, aidé des Cyclopes.

C’est de ce nom que dérive le mot “volcan”, utilisé aujourd’hui dans presque toutes les langues européennes. Ainsi, chaque volcan du monde porte, étymologiquement, un peu de cette petite île sicilienne.

Vulcano couvre à peine 21 km², mais concentre une diversité volcanique impressionnante. Son point culminant est le Gran Cratere de la Fossa, un volcan toujours actif, dont le sommet atteint environ 391 mètres d’altitude.

Autre particularité de Vulcano : ses fameux bains de boue sulfurée, réputés depuis l’Antiquité pour leurs vertus thérapeutiques. À proximité du port, des sources chaudes se déversent directement dans la mer (à l’odeur inoubliable 🤢). Le site est désormais fermé pour raisons sanitaires. Des fumées brûlantes nauséabondes s'échappent directement de la roche jaune à nos pieds près du bassin. 

Il est essentiel sur les îles que les nuisibles soient éradiqués. Ainsi, les habitants (comme au Maroc) chouchoutent les chats 🐈 (cabanes et croquettes à profusion). 

La randonnée vers le Gran Cratere de la Fossa est accessible à toute personne en bonne condition physique. Ça c'est ce que disent les guides... il n'en est rien. 🤥. Elle est difficile avec des crevasses à passer et des roches sur lesquelles il faut grimper ! En tous cas nous y sommes arrivés. Quel spectacle magnifique tout du long avec une vision sur toutes les îles éoliennes.

Le cratère de Vulcano est célèbre pour ses fumeroles (gaz volcaniques riches en soufre). Elles s’échappent du sol en permanence, colorant les roches de teintes jaunes et blanches et imprégnant l’air d’une odeur caractéristique.

Ces fumeroles rappellent que le volcan est toujours actif, même s’il n’est pas entré en éruption majeure depuis la fin du XIXᵉ siècle. Leur intensité varie au fil du temps, et l’accès au cratère est parfois réglementé pour des raisons de sécurité (🚥). Il était au rouge quand nous sommes arrivés mais nous sommes quand même montés 😜

Une tentative avortée de chemin de randonnée ...

Salina

30 minutes de bateau et nous voilà sur des vélos 🚴 électriques pour une promenade de Santa Marina Salina (le port d'arrivée) à Lingua un village voisin à 3 km de distance où nous sommes passés à côté d'un lac d'eau salée.

Car l’île de Salina s’appelle ainsi à cause du sel. Le nom vient du latin "salinae", qui signifie marais salants ou salines. Dans l’Antiquité, l’île était connue pour ses zones naturelles où l’eau de mer s’évaporait, laissant du sel, une ressource très précieuse à l’époque. 

Il y a 2300 habitants : nous en avons croisé 50. Autant dire que nous étions seuls au monde! 

La ville, ici aussi, nourrit les chats contre les 🐁🐭. Bref on s'est fait des copains ! 

Superbes vues sur Panarea et Stromboli. On voyait même la Sicile (la grande 😉). 

Nous les avons comptés: ils sont 21 🐱!

Panarea et Stromboli:

🏝️ Vivre sur une île : Entre Rêve et Réalité

Le tourisme vend du rêve, mais s'installer sur une île est une expérience humaine complexe. 

La mer 🌊est une frontière physique absolue

On ne court pas après le temps. Le rythme est calé sur le soleil 🌅 et les heures des bateaux. Tout le monde se connaît, se salue dans la rue; preuve d'une communauté soudée. 

Mais le prix du paradis c'est une dose d'organisation millimétrée et un flegme à toute épreuve. 

Car si la mer est mauvaise les bateaux restent à quai: pas de courrier, pas de livraisons, pas de journaux, et parfois pas de médecins spécialistes non plus.

De plus, tout ce qui est importé coûte plus cher (carburant, matériaux de construction, épicerie). Pour les urgences graves ou les accouchements, il faut souvent quitter l'île en hélicoptère ou en bateau. L'eau douce est une ressource rare et précieuse que l'on ne peut gaspiller (l'eau n'est pas potable). Les réseaux électrique et internet sont aléatoires

Malgré cela, les natifs semblent ne pas vouloir abandonner leur mode de vie pour rien au monde. La délinquance est quasiment inexistante. Les enfants jouent dehors sans surveillance; on dort parfois sans verrouiller sa porte et on laisse sa clé de voiture sur le contact. Le lien avec la nature apporte un apaisement mental constant.

PROCHAINE ÉTAPE: PALERME/SICILE

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Commentaires

ANGOT
il y a 14 jours

MAGNIFIQUE !!!!! Je suis tombée amoureuse par le biais de vos photos de ces îles...
Je vous souhaite de belles et joyeuses fêtes de fin d'année à vous 3.
Bises

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